Quelques mots sur René ARLERY

J’ai rencontré René Arléry il y a une bonne vingtaine d’années, lorsque j’ai été intronisé au « Tomato » par feu le Général Yves Grousset, en 1998. La présentation que ce dernier avait faite de moi, outre de faire rire l’assistance, avait poussé René à m’approcher. J’étais en tenue militaire et encore colonel. Me disant qu’il était colonel de réserve de l’armée de l’air, je lui ai présenté mes respects, vu notre différence d’âge, en un « Mes respects Mon Colonel » qu’il a rejeté d’un « Dorénavant, comme vient de le dire le président en vous accueillant, nous sommes amis ».

Au fil de nos rencontres mensuelles, je m’étais permis de le tutoyer mais lui a mis longtemps à y parvenir ayant appris à la fin 2000, que j’avais rejoint la voie lactée. C’est venu sur le tard, quand il a pris les responsabilités de trésorier du « Tomato »

J’avais appris qu’il était membre des « Vieilles Tiges » quand j’avais accepté d’être l’adjoint des Présidents Roger Routin puis Pierre Déprez. Nous nous étions probablement croisés à une ou deux occasions lorsque j’obtenais, grâce aux liens que j’avais gardés au cabinet du CEMAA, des places VIP au Salon du Bourget.

Mais c’est plus au « Tomato » que j’avais l’occasion d’échanger quelques mots lors des apéritifs précédant les déjeuners. Nous nous offrions alternativement, avec d’autres, un kir ou toute autre douceur. René était un homme cultivé qui restait simple et courtois. Il avait cette classe naturelle que beaucoup lui enviaient.

Il avait présidé la « Commission humanitaire » de l’Aéroclub de France. Ses qualifications, professionnelle de pilote et privé d’hélicoptère, lui conféraient les outils indispensables pour assumer cette « charge » en bénévole.

René donnait aussi beaucoup de son temps à l’ANORAA des Hauts-de-Seine, ce qui me donnait le plaisir de le revoir tous les ans, lors du « Memorial Day » et au 11 novembre, pour les hommages rendus aux pilotes du « La Fayette Flying Corps », ces Américains ayant donné leurs vies pour la Liberté, en rejoignant la Légion Etrangère et en combattant au sein d’escadrilles françaises dont la célèbre N-124, pendant la Grande Guerre. Ils reposent, pour la plupart, dans la crypte du Mémorial de l’Escadrille La Fayette, à Marnes-la-Coquette.

A ton tour de reposer en paix, Cher René. Tu vas nous manquer…

Yvon Goutx