|
La Saint Michel
2008
Compte-rendu adressé
au bureau de l'Association Nationale des Anciens Parachutistes (suivis des photos
de la cérémonie au cimetière Montparnasse
en 2005)
Frédéric GEILLE, créateur
du parachutisme en France
L'Association Nationale des Anciens
Parachutistes vous informe du décès de Mme Horvatte,
la doyenne des parachutistes françaises.
Mme Raymonde MAZAURIC-HORVATTE
(Légion d'honneur, Croix de guerre 1939/1945, Médaille
militaire), née le 16 décembre 1912, décédée
le 11 Novembre 2007.
Discours de l'Association
nationale des anciens parachutistes lu, lors de ses obsèques,
le 17 novembre 2007 au cimetière du Montparnasse à
Paris (9h30).
"Les ailes se
ferment devant la dépouille de Mme Raymonde Mazauric Horvatte,
parachutiste, membre des Vieilles Tiges. Deux sentiments nous
animent ici, devant la tombe de Mme Horvatte, devant ce beau
monument parachutiste.
Nous sommes tristes
de constater la disparition d'une des plus anciennes parachutistes
française.
Tristes de ne plus la revoir. Triste de ne plus entendre Raymonde
Mazauric nous parler de son tendre époux, le colonel Horvatte,
un des plus fidèle collaborateur de Geille.
Mme Horvatte
vécut elle-même un destin extraordinaire.
Raymonde Mazauric fut
une jeune femme charmante, connue et appréciée
dans l'Aviation pour son courage et sa bonne camaraderie. Elle
essaya de nombreux dispositifs nouveaux, participa à bien
des meetings, exécuta de très nombreux sauts avant-guerre.
Elle sauta même en tandem dans les années 30. Animée
d'un goût profond pour le parachutisme, Raymonde participa
à de nombreux meetings de propagande au cours desquels
elle fit preuve d'adresse et de virtuosité. Elle défendit
la cause du parachutisme dès sa jeunesse.
Raymonde avait été
une des secrétaires du général De Gaulle
en 1944. Durant la guerre d'Indochine, elle sauva la vie de nombreux
soldats en tant qu'ambulancière.
C'est une raison de plus pour que nous nous inclinions, avec
un profond respect, devant la tombe de Raymonde Mazauric Horvatte.
Mais aussi nous sommes fiers et heureux d'entourer Mme Horvatte
aujourd'hui, de lui montrer notre affection.
Raymonde a beaucoup
aimé et aidé l'association nationale des anciens
parachutistes. Elle était venu ici-même il y a quelques
années déposer une gerbe à la mémoire
des premiers moniteurs militaires parachutistes. Très
âgée, elle monta de Nîmes à Paris en
2005, pour pouvoir honorer les anciens et s'incliner devant cet
obélisque dédié aux glorieux précurseurs
paras.
Cet hommage rendu à
Raymonde prouve que l'esprit para s'exprime aussi lors de la
disparition d'un être cher. Nous sommes rassemblés
pour être plus forts, pour pouvoir donner aux autres cette
amitié parachutiste, si belle, si noble. La chair n'est
rien, l'esprit est tout.
Lisons ici la liste
des premiers paras militaires brevetés par l'armée
de l'air :
Frédéric
GEILLE, PAPIN-LABAZADIERE, RUILLIER-BEAUFOND, Robert WILLIAME,
Alfred HORVATTE, Marcel DISDIER, Emile GROSPERRIN, Lucien SCHWEITZER,
Maurice PICHON, Emile LEBLANC, Pierre WEISS, Frédéric
WEHNER, Robert LANCO, Marius GAGLIARDI, Omer POIVRE, François
BERTAUX, Henry EVRAD, René GAUCHE, Jean HASPEL, Gaston
LEPAGE,
Maurice ANDRE, Christian de la MENARDIERE, Albert GARET, Henry
MARTIN,
Ernest SCHMIT, Guillaume CHASSIN, Paul CHEMIDLIN , Marcel BONDON
Les premier brevetés
sportifs par l'Aéroclub de France :
Amédée
VERGER, Jean NILAND, René VICENT, Lucien LECLERCQ, Edith
BOITEUX, Georges RAQUIN, André VASSARD, Omer POIVRE, Marcel
MOREAU, Andrée BOURDELIN, Georges DATHIS , Etienne DENOIS,
Marcel BAULLER, Louis SAUZE , Henry MOREL, Pierre RAPHAEL, Jean
RAPHOZ, Joannic JENNY, André DEREINS, René BOVE,
Yves VAUTIER , René CHANCEREL, Joseph TERRIER , Michelle
BELLU, Raymonde MAZAURIC, Louis BOURU, Jean Baptiste ANDRE.
Que le souvenir de
leurs noms ne soit pas oublié.
Par Saint-Michel vive
les paras !" |
|
Les Parachutistes des Forces Aériennes
Françaises Libres
1940
Ordre général
n°765 du 29 septembre 1940, signé du Vice-Amiral MUSELIER,
commandant les Forces Navales et Aériennes Françaises
Libres, portant création de la 1ère Compagnie d'Infanterie
de l'Air. Les 25 premiers volontaires, sous les ordres du Capitaine
Georges BERGE ancien de la 601e CIA et du Lieutenant René
Georges WEILL, après un très intense entraînement,
à Wrothan dans le Kent, le 25 décembre 1940 sont
brevetés à Ringway avec la 1ère Compagnie
de parachutistes britanniques (First Para Battalion)
Premières
missions :
1ère
mission SAVANNAH
le 15 mars 1941 dans la région de Vannes (5 parachutistes)
pour détruire le car transportant les allemands spécialistes
du repérage des bombardements de nuit sur l'Angleterre.
2e mission JOSEPHINE B, (4 parachutistes),
dans la région bordelaise, pour détruire la centrale
électrique de Pessac, qui alimentait en électricité
le port de sous-marins allemands et italiens de Bordeaux
Préparation
et création :
1941
Au
mois de mai la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air des
Forces Aériennes Françaises Libres est renforcée
de nouvelles recrues, son effectif entraîné comptait
9 officiers, 19 sous-officiers et 70 hommes de troupe.
Vers le 15 mai à Exbury
dans le New Forest un centre français de préparation
d'agents est mis sur pied : la Station 36 contrôlée
par le Bureau Central de Renseignement et d'Action. La 1ère
section reste à la Station 36 pour être la base
du BCRA. La 2e section est dirigée sur le Moyen-Orient
: 2 officiers, 1 médecin, 3 sous-officiers, 50 hommes
de troupe.
En septembre 1941, la 1ère
Compagnie d'Infanterie de l'Air débarque à Beyrouth
après un long itinéraire par l'Afrique du Sud et
par décision du Généra! de LARMINAT, commandant
les Forces Françaises Libres du Moyen-Orient, du 25 septembre
1941 est intégrée à l'Armée de Terre
et prend le nom de « peloton parachutiste du Levant »
Mais le Général Martial VALIN. devenu le Commandant
en Chef des Forces Aériennes Françaises Libres
obtient du Général de GAULLE de faire revenir sous
contrôle de l' Armée de l'Air, la 1ère Compagnie
d'Infanterie de l'Air des Forces Aériennes Françaises
Libres, par décision du 15 octobre 1941.
Le 31 décembre 1941 la
1ère Compagnie des FA.F.L. de la base aérienne
de Mèze à Damas fait mouvement sur Kabret sur les
rives du canal de Suez, elle reçoit de nouvelles recrues
dont le Lieutenant Augustin JORDAN et l'Aspirant André
ZIRNHELD, dont les S.A.S. ont adopté la prière.
Le 2 janvier 1942 la 1ère
Compagnie des F.A.F.L. poursuit son entraînement et elle
est intégrée dans une nouvelle unité britannique
créée et commandée par le Major David STERLING,
la " SPECIAL AIR SERVICE BRIGADE ". Cette unité
comprenait deux " squadrons " (environ 50 hommes par
squadron, chaque groupe de cinq hommes était commandé
par un officier). La 1ère Compagnie des F.A.F.L. devenait
le " FRENCH SQUADRON " ou 3e squadron S.A.S, restant
toujours sous les ordres du Général Martial VALIN,
commandant en chef des F.A.F.L. C'est à ce moment que
nous adoptons la devise du Major STERLING " Who Dares Wins
" (qui ose gagne)
Missions
du Moyen-Orient:
Nuit du 12 au 13 juin 1942 opération
sur l'île de Crète par1e Cne BERGE, le Cne Lord
JELLICOE, un officier grec, un sous-officier et deux hommes par
sous-marin. (14 stukas, 6 autres avions, 1 avion de liaison,
4 camions, 1 dépôt d'essence sont détruits)
Parmi les parachutistes 1 tué, 3 prisonniers dont 2 réussiront
à s'évader et à rejoindre la Grande-Bretagne
(MOUHOT et SIBAR).
Du 8 au 13 juin 1942, le restant
de la compagnie part en opération sur sept aérodromes
allemands et italiens en Libye 3 aérodromes à Matouba-Derna,
1 aérodrome à Benina, 1 aérodrome à
Barce, 2 aérodromes à Benghazi (Berka I et Berka
II) ; (70 avions détruits).
Le 13 juin le Major D.STERLING
et l'Aspirant A.ZIRNHELD minent une ligne de la voie ferrée
qui sert au ravitaillement des forces italo-allemandes vers El
Daba et El Alamein.
Sur les aérodromes de Fuka 16 et Fuka 19, ils détruisent
13 Messerschmitt 109, 1 tracteur de la Luftwaffe avec sa remorque.
La nuit du 21 juillet 1942, avec
des jeeps armées de mitrailleuses se glissant par le désert,
les parachutistes attaquent l'aérodrome de Sidi Haneish
(18 avions en flamme, 12 autres sans doute définitivement
inutilisables)
Missions
vers la Tunisie :
Après la formidable avance d'El
Alamein vers la Tunisie, la 8e Armée britannique, grossie
à son aile gauche de la « colonne Leclerc »
qui vient de conquérir le Fezzan, est arrêtée
depuis le 4 janvier 1943 entre Syrte et Misurata.
En janvier 1943 l'attaque reprend
contre les forces de l'Axe et la 8e Armée se dirige vers
Tripoli. Les parachutistes ont pour mission d'attaquer les arrières
ennemis. Le Major D. STERLING qui a réunit tout son monde
organise les missions de harcèlement sur les arrières
italo-allemands.
Deux groupes commandes par le Cne. JORDAN
et par le Cne. BOURGOIN partant du désert réussirent
à atteindre la frontière tunisienne avant que la
8e Armée ne soit arrivée à Tripoli. Pendant
qu'un de ces groupes attaquait continuellement les convois entre
Tripoli et Sousse, rendant le trafic ennemi très difficile,
l'autre opérait des destructions ; il détruisait
des ouvrages d'art à Kairoun, à Mateur, et faisait
sauter un train sur un pont dans la région de Gabes. Malgré
la disparition des deux chefs, l'un fait prisonnier, l'autre
très grièvement blessé, les survivants continuèrent
leur travail jusqu'à l'extinction complète de leurs
moyens.
En Grande-Bretagne
:
Pendant les années 1940-1941-1942
en Grande-Bretagne à Camberley, des évadés
de France occupée, des volontaires arrivent, reçus
par le Cne. de MAUDUIT, le Cne. FOURCAUD, puis le Cdt. BOURGOIN
qui les regroupent avec ceux survivant du Moyen-Orient, et forment
ainsi le 1er Bataillon d'Infanterie de l'Air des Forces Aériennes
Françaises Libres en quatre compagnies. Encadrés
par les anciens ils repartent faire le très dur entraînement
des Services Aériens Spéciaux.
1943 -La
France Combattante
Le 1er Bataillon d'Infanterie de l'Air
des F.A.F.L. devient le 4e Bataillon d'Infanterie de l'Air de
l'Armée de l'Air ; il est rejoint par le 3e Bataillon
d'Infanterie de l'Air recruté et réuni par le Cdt.
O'COTERAU après la libération de l'Afrique du Nord
par l'armée des Etats-Unis d'Amérique.
Ainsi les 3e et 4e Bataillons d'Infanterie
de l'Air des Forces Aériennes Combattantes partent en
Ecosse pour se préparer au débarquement.
Ils deviennent les 2e et 3e Régiments de Chasseurs Parachutistes
de l'Armée de l'Air.
En France
-Missions en Bretagne :
Dans la nuit du 5 au 6juin 1944
le 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes (effectifs:
435 parachutistes sous les ordres du Cdt. Pierre BOURGOIN) reçoit
l'ordre d'isoler la Bretagne du reste de la France.
Ainsi, par petits groupes,
parachutés sur une ligne partant approximativement de
Saint-Malo allant jusqu'à Nantes et s'étalant en
profondeur dans les Côtes-du-Nord, le Morbihan, le Finistère,
l'Ille-et-Vilaine, chaque stick de parachutistes est chargé
de détruire soit un pont, ou un tunnel, ou une centrale
électrique, ou des lignes téléphoniques,
ou des voies de chemin de fer, etc.. Puis rejoindre la Résistance
intérieure pour regrouper les F.F.I., leur faire parvenir
des armes, leur apprendre à s'en servir. Ainsi, avec l'aide
de la Résistance bretonne et de nombreux combats, lorsque
la liaison est faite avec l'Armée PATTON, les 150000 soldats,
marins, aviateurs allemands sont restés en Bretagne complètement
désorganisés.
Selon
un document de l'Etat-Major britannique, situation des troupes
allemandes stationnées en Bretagne le 5 juin 1944 ; Rennes
: 17e S.S, Panzer Grenader ; Ouest de Rennes : 5e Division de
Parachutistes Herman Goenng ; Vannes : 25e Division de l'Infanterie
; Carhaix : 3e Division de Parachutistes ; Morlaix : 353e Division
d'Infanterie ; Nord Ouest de Brest : 343e Division d'Infanterie
; Saint-Brieuc et Guingamp : 266e Division d'Infanterie ; Feld
gendarmerie ; Krigsmarine ; soit au total 150000 hommes.
En France
-Missions au Sud de la Loire :
Malgré les très lourdes
pertes subies par le 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes,
grâce au recrutement de Résistants des Forces Françaises
de l'Intérieur, avec des véhicules divers et des
jeeps, il est chargé de reconnaître la vallée
de la Loire et d'interdire à l'ennemi la rive droite du
fleuve.
Des
patrouilles profondes s'engagent en Sologne dans la région
de Sancerre et de Nevers. En de nombreux accrochages avec un
ennemi très puissant, soutenu par des chars " Tigres
" et " Panthères ", les jeeps armées
mettent hors de combat plusieurs milliers d'Allemands et hors
d'usage un grand nombre de camions.
Les premiers jours de septembre 1944
le 2e RCP pénètre en territoire occupé par
des raids audacieux sur Châteauroux, Limoges, Bourges,
Bordeaux, Saintes, Angoulême, Poitiers, Rochefort, Périgueux.
Pendant cette période, il sauve de la destruction les
deux ponts de Nevers.
Le 11 septembre un stick, puis une compagnie
se portent à la rencontre d'une colonne ennemie de 18
000 hommes. Ils réussissent à les intimider, obtiennent
la reddition de 3000 Allemands et en font refluer 15000 autres.
Cette action empêche
une invasion dangereuse de la vallée de la Saône
au moment où les pointes de l'armée de la Méditerranée
y parvenaient
Le
3e Régiment de Chasseurs Parachutistes n'est pas resté
inactif, car, sous les ordres du Cdt CONAN (CHATEAU-JOUBERT),
il a pris part, du 16 juillet au 7 octobre, à la libération
de plusieurs provinces françaises occupées par
l'ennemi. Dans son action multiple et
obstinée depuis la Bretagne jusqu'au Limousin et en Franche-Comté,
par la valeur militaire et technique des parachutistes, par leur
courage froid et raisonné, ceux-ci ont cristallisé
autour d'eux les éléments de la Résistance.
Ses petites unités ont, au prix de 20% de pertes, mis
hors combat un grands nombre d'Allemands, détruit ou capturé
plusieurs centaines de véhicules allemands et pratiqué
des opérations de démolition d'une extrême
audace.
Mission
en Belgique :
Fin
décembre 1944 le ciel étant complètement couvert
et la neige recouvrant le sol, le 2e RCP, sous les ordres du
Cdt PUECH SAMSON. est envoyé en reconnaissance pour connaître
la direction prise par l'attaque allemande du Général
Von RUNSTED, la 101e Division aéroportée des Etats-Unis
étant assiégée dans Bastogne
Le premier contact avec l'ennemi a lieu dans la région
de Bertrix, des patrouilles offensives s'engagent sur Hartrival,
Val de Foix et Arville, ramenant un nombre important de prisonnier.
Le 4 janvier 1945 Smuid est prise, et
le 11 janvier la ville de Saint-Hubert est occupée ; le
20 janvier Steinbach et Limerie sont libérées,
toute cette région est patrouillée et nettoyée
malgré les lourdes pertes dues aux combats mais aussi
au froid terrible.
Mission
dans les Pays-Bas :
C'est dans la nuit du 7 au 8 avril 1945,
par un très mauvais temps dans le nord de la Hollande,
que des éléments du 3e Régiment de Chasseurs
Parachutistes, commandés par le Col. de La BOLLARDIERE,
et des éléments du 2e Régiment de Chasseurs
Parachutistes, commandés par le Cdt. PUECH SAMSON, sont
parachutés pour créer le maximum de confusion chez
l'ennemi et gêner les mouvements de son armée dans
la région de Groningen, Assen, Hoogeven.
Les sticks ont réussi à
contrôler les noeuds routiers en créant une grande
confusion chez l'ennemi. Un de ces groupes, commandé par
le Cne. BETBEZE, mit hors de combat le Général
commandant la Feld gendarmerie de Hollande, jetant le désordre
dans le système allemand de protection anti-parachutiste.
Leurs actions furent si efficaces, malgré
leurs lourdes pertes, que le commandement ennemi dut lancer à
leur recherche une division entière qu'il préleva
sur son dispositif défensif. Cette division fragmentée
fut capturée par les armées canadienne et polonaise
dont le passage avait été préparé
par le 2e et 3e RCP.
Mission
en Norvège :
L'arrêt des hostilités le
8 mai 1945 a supprimé cette mission.
Les 2e et 3e RCP partent en Indochine avec le Col. de La BOLLARDIERE
Ceci n'est qu'un très
bref résumé des actions de la 1ère Compagnie
d'Infanterie de l'Air, de la 2e Compagnie d'Infanterie de l'Air,
du 1er Bataillon d'Infanterie des Forces Aériennes Françaises
Libres, puis des 3e et 4e Bataillons d'Infanterie de l'Armée
de l'Air devenus 2e et 3e Régiments de Chasseurs Parachutistes
SAS de l'Armée de l'Air.
D. JACIR
Ancien
parachutiste SAS des FAFL
Président national de l'A.N.A.P |