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Il
est le fils de René DE NARBONNE, pilote, écrivain,
conférencier. Ce père, passionné par l'aviation
dès son plus jeune âge, fut breveté à
Istres en 1934. Il prit l'initiative du premier baptême
d'une promotion d'élèves pilotes et choisit le
nom de "Capitaine PUGET".
Celui-ci, alors qu'il faisait partie
de l'État Major du Groupe de Chasse 2/5 -futur Groupe
"Lafayette" - à Lyon-Bron, se tua en 1935 aux
commandes d'un Caudron "Rafale", alors qu'il disputait
la Coupe Deutsch de la Meurthe, à Angers, en équipage
avec le lieutenant GUINGOT.
René DE NARBONNE, après
avoir quitté l'Armée de l'Air, créa, dès
1945, l'Escadrille Mercure d'avions-taxis. Il devint ainsi un
véritable pionnier de l'aviation de travail aérien
en France. Mais il n'eut pas le temps d'en apprécier l'essor,
disparaissant corps et bien, en novembre 1948, entre Paris et
Londres.
Né en 1933, Roland de NARBONNE,
auquel son père avait transmis le virus de "l'Air",
répondit à cet appel dès son adolescence.
À 19 ans, en 1952, il signa ses premiers articles aéronautiques
en tant que chroniqueur régulier de l'hebdomadaire "Les
Ailes", collaborant aussi à de nombreuses publications
françaises et étrangères: Science et Vie,
Air Revue, l'Express.. .
Dans le Journal de TINTIN, il rédigea
pendant plus de 15 ans une rubrique de vulgarisation aéronautique,
animant aussi un club "TINTIN Aviation" qui organisait
des séances de promotion aéronautique et assurait
les services d'une banque d'information. De nombreuses vocations
en sont nées...
Il créa ensuite une société
d'édition spécialisée dans l'aéronautique,
travaillant pour de nombreuses entreprises (GIFAS, Aérospatiale,
SNECMA...) et plus particulièrement, pendant plus de 30
ans pour Dassault Aviation.
Toujours par goût de la vulgarisation,
il orienta également son activité vers la culture
et le tourisme, par la rédaction et la publication de
guides de visite de musée et de villes, de livres, de
produits dérivés pour les visiteurs.
La relève pour "PIONNIERS"
est donc assurée par un orfèvre en la matière,
à qui je souhaite cordialement bonne chance. Un sans adieu
à nos fidèles lecteurs.
Jean GISCLON |