LIEUX DE MEMOIRE
AERONAUTIQUE DANS L'ISERE
AUTRANS
Monument, inauguré en
Août 2004, à la mémoire d'un équipage
de la Royal Air Force dont le Halifax s'est écrasé
dans la nuit du 7 au 8 Février 1944.
Localisation
Dans la forêt à 8 kilomètres au nord d'Autrans,
à proximité du Bec de l'Orient.
Le Halifax,
codé NF-O, serial LL-114, appartenant au 113rd Squadron
de la Royal Air Force, au cours de la nuit du 7 au 8 Février
1944, pris dans une tempête de neige et par un épais
brouillard, percute la montagne dans le Massif du Vercors, à
la hauteur du Pas Brochier entre le Bec de l'Orient et le Pas
de la Clé, au nord d'Autrans, lors d'une mission de parachutage
à la Résistance. Ce sont des Maquisards qui découvrirent
la tragédie cinq jours plus tard. L'appareil ayant explosé,
impossible de dégager les corps qui sont rapidement ensevelis
sous la neige. Ce n'est qu'en Avril, que sept corps sont récupérés
et identifiés, puis camouflés au fond d'une crevasse
dans le rocher.
L'équipage se composait : F/O G.D. CARROLL, pilote RAF,
F/O A.E. REID, navigateur ECAF, Sgt R.D. CLEMENT, radio RAF,
Sgt P.T. THOMPSON, mécanicien RAF, F/S J.A. TAYLOR, bombardier
RCAF, Sgt G.S. WOODROW, mitrailleur RAF et Sgt K.W. RADFORD,
mitrailleur RAF.
Fin Août 1944, ces sept aviateurs sont inhumés au
cimetière d'Autrans.
BESSE EN OISANS
Plaque commémorant la
mémoire de Jean-Baptiste ARLOT, pilote de l'Aéronavale.
Loca lisation
Monument aux Morts de Besse en Oisans.
Né
à Besse en Oisans, le 9 Avril 1895, Jean-Baptiste ARLOD
s'engage dans la Marine, le 29 Avril 1913. Breveté à
l'Ecole des torpilleurs de Toulon, il sert successivement sur
différents bâtiments avant d'être promu quartier-maître,
le 1er Janvier 1915. Affecté au Centre d'Aviation maritime
de Fréjus-Saint Raphaël, il est breveté pilote
d'hydravion, le 27 Octobre 1917 (brevet n° 353. Promu second-maître,
le 1er Octobre 1925, il est affecté au Centre d'Aviation
maritime de Berre, puis il rejoint la base de Karouba, en tant
que moniteur de pilotage. Promu Maître, le 1er Août
1929, il disparaît en mer, le 5 Juillet 1930, alors qu'il
pilotait l'hydravion CAMS 37 A, codé S 1.9, au large des
salins de Giraud, dans les Bouches du Rhône.
BIOL
Plaque à la mémoire
du Général Antonin BROCARD, originaire de la localité.
En 1985, pour marquer le Centenaire de cet aviateur, la Municipalité
de Biol a fait apposer cette plaque commémorative. Une
rue de la localité porte son nom.
Localisation Sur la façade de l'école.
Né
à Biol, le 14 Novembre 1885, Antonin BROCARD partage ses
années de jeunesse entre Montagnieu où son père
était instituteur et le collège de Bourgoin, puis
le lycée de Grenoble, avant d'embrasser la carrière
militaire à Saint Cyr en 1905. Lieutenant de chasseurs
à pieds en 1909, il se dirige ensuite vers l'aéronautique
et passe son brevet de pilote le 9 Mars 1912 avec le n° 770.
Il entreprend en 1913, seul à bord de son appareil et
sans assistance au sol d'un mécanicien, un Tour de France
aérien. Il sera le premier à se poser au sol sur
le champ de course de La Tour du Pin en Mai 1913.
Le Lieutenant BROCARD est affecté à
l'aviation de reconnaissance à la déclaration de
la Première Guerre Mondiale, puis à l'aviation
de chasse à la MS 3. Equipée de Nieuport, puis
de Spad, cette escadrille put accueillir et entraîner les
Védrines, Guynemer, Fonck, Garros, Dorme, mais aussi deux
dauphinois Guiguet et Robatel. Premier succès au combat
le 3 Juillet 1915, renouvelé deux mois plus tard. Le 20
Mars 1916, il est blessé lors d'un combat. Il prend le
Commandement du Groupe de chasse 12 qui devint le Groupe des
Cigognes qui remporta, au cours des combats de 1917, de nombreuses
victoires. A l'Armistice du 11 Novembre 1918, son groupe avait
livré 338 combats et descendu 89 appareils ennemis.
Le
13 Septembre 1917, il fut appelé pour assurer les fonctions
de chef de cabinet sous les ordres du Sous-Secrétaire
d'Etat à l'Aviation, Monsieur Dumesnil. Après la
guerre, il reprit le Commandement de son groupe et démissionna
ensuite de l'Armée. Devenu Président de la Commission
de l'Aéronautique civile, commerciale, militaire, maritime
et coloniale, il intervint sur toutes les questions aéronautiques.
Colonel
depuis 1930, Général de brigade le 21 Janvier 1937,
il cessa toute activité militaire en 1940. Le Général
Antonin BROCARD décède à Paris, dans la
nuit du 28 au 29 Mai 1950. ses cendres furent transférées
à Marnes la Coquette, au pied du Mémorial "
La Fayette " où reposent ses compagnons des Cigognes.
CHAMPIER
Le nom d'Edouard BADIN a été
donné à une place dans la localité de Champier.
Raoul Edouard
BADIN est né à Champier, le 17 Décembre
1879. Après l'Ecole Polytechnique, il sert comme Officier
d'artillerie, puis entre en 1909 à l'Ecole Supérieure
d'Aéronautique. Il fait plusieurs ascensions en ballon
libre, puis collabore avec Henri FABRE à la construction
du premier hydravion. Edouard BADIN installe un atelier d'étude
d'instruments pour l'aviation. En 1911, il met au point l'instrument
fondamental du pilote auquel il donne le nom à l''indicateur
de vitesse relative, le " BADIN ". Ultérieurement,
il développera plusieurs établissements de conception
et de fabrication d'instruments de bord
Médaillé de l'Aéronautique en 1946, Commandeur
de la Légion d'Honneur en 1955, Edouard BADIN décède
le 20 Juin 1963.
CHATTE
Plaque et buste à la
mémoire d'Alexandre COLLENOT. Le 14 Mai 1988, un buste
en bronze d'Alexandre COLLENOT (uvre de Bernard Cena qui
a des attaches à Chatte) a été inauguré
par la Municipalité de Chatte en présence des deux
enfants de ce pilote, sur le mur de son école, en face
de la maison où il vécut.
Localisation
Sur la façade de l'école.
Né
à Saint Hilaire du Rosier, le 7 Septembre 1902, Alexandre
COLLENOT, sixième enfant d'une famille de huit, vient
rapidement habiter à Chatte. A l'école locale,
Alexandre est un élève modèle et passionné
de mécanique, il sera orienté vers l'école
pratique de Pont de Beauvoisin d'où il sortira avec le
premier prix d'ajusteur mécanicien. Un an plus tard, c'est
le service militaire au 35ème Régiment d'Aviation
de Bron.
Après
l'armée, il entre aux usines Berliet à Vénissieux.
Une rencontre avec son ancien capitaine l'oriente chez Latécoère
à Toulouse. En 1928, on l'envoie dans les ateliers Latécoère
à Buenos Aires, et c'est là qu'il rencontre Jean
Mermoz. Ce dernier lui demande d'être son mécanicien
volant. Ces deux hommes connurent les honneurs, mais Alexandre
COLLENOT connut le bonheur d'un foyer à Chatte et la joie
d'accueillir deux enfants.
Le 10 Février 1936, l'hydravion Latécoère
" Ville de Buenos Aires " piloté par Ponce (un
grenoblois) avec comme mécanicien COLLENOT et leur équipage,
disparait dans les flots de l'Atlantique Sud. Alexandre COLLENOT
effectuait sa dixième traversée de l'Atlantique
Sud et totalisait 2800 heures de vol.
CHAVANOZ
Stèle funéraire
avec motif aéronautique à la mémoire du
Caporal pilote Charles RAYMOND
Localisation Dans le cimetière de la localité.
Charles
RAYMOND est originaire de Belmont, à proximité
de Pont de Chéruy.
Dans l'après-midi du 7 Mars 1923, Charles RAYMOND pilote
un avion de chasse Nieuport 29 du 35ème Régiment
d'Aviation de Bron. Alors qu'il survole le terrain, son appareil
part en vrille et s'écrase au sol à 1 kilomètre,
en direction de Saint Priest. Relevé grièvement
blessé, le pilote succombe dans les heures qui suivent.
GRENOBLE
Sépultures de cinq aviateurs
du Groupe Guyenne dont le Halifax a été abattu
lors d'une mission sur l'Allemagne dans la nuit du 18 au 19 Mars
1945.
Localisation Cimetière des Sablons à Grenoble.
Un Halifax
du Groupe 2/23 Guyenne, lors du trajet aller d'une mission de
bombardement sur l'Allemagne, tombe en panne de moteur. Malgré
cela, le pilote continue sa mission et largue ses bombes sur
l'objectif. Peu après, l'appareil est attaqué par
un chasseur de nuit allemand et prend feu. Il s'écrase
au sol dans la région de Noillenberg, près de Dusseldorf.
Des sept membres d'équipage, seul le radio REYNAUD est
miraculeusement éjecté de l'appareil et sauvé
par son parachute.
A
bord de l'appareil : Lieutenant GONTHIER, pilote, sous-lieutenant
CAPDEVILLE, navigateur, sergent-chef DUSSAULT, bombardier, sergent-chef
REYNAUD, radio, sergent-chef PATRIS, mécanicien, sergent
HELLMUTH, mitrailleur et sergent SAINTSEVIN, mitrailleur.
Seuls GONTHIER, CAPDEVILLE, PATRIS, HELLMUTH et SAINTSEVIN sont
inhumés dans le carré militaire du cimetière
de Grenoble, car ces membres d'équipage seraient originaires
du Dauphiné.
LEYRIEU
Plaque à la mémoire
d'un équipage de B 25 de l'USAAF qui s'est écrasé
le 11 Septembre 1944. Cette plaque, initiative de la Communauté
paroissiale de Leyrieu, a été inaugurée
le 16 septembre 1945.
Plaque à la mémoire du Lieutenant FETCHYSHYN, pilote
de l'Air Force Canada, dont le CF-104 s'est écrasé
le 6 Novembre 1969. Inauguration de cette plaque le 17 Septembre
2006, à l'initiative de l'Association Rhodanienne pour
le Souvenir Aérien, des Vieilles Tiges et de l'Association
des Amis de la Chapelle de Leyrieu.
Localisation Sur le mur extérieur de la Chapelle
Notre Dame de La Salette sur le Mont Annoisin à Leyrieu.
Lors d'un vol de transfert de personnel entre
le terrain de Salon de Provence et celui de Loyettes, le 11 Septembre
1944 vers 11 heures, un B 25 appartenant au 27th Group de l'USAAF
heurte le sommet du Mont d'Annoisin lors de son approche du terrain
de Loyettes par temps de brouillard. Les quinze occupants de
l'appareil trouvent la mort : Capitaine Glen MALTBY Jr, pilote,
S/Sgt Thomas F.GILLIMORE, S/Sgt Carl L. WILLIAMS Jr, Cpl Peter
ROBERTS, Cpl Vernon J. HERBERT, Cpl Stuart E. MATHER, Cpl Laurence
K. WECKEL, 1st Lt Peter L.WHELAN, T/Sgt Franck W. SOBIERSJSKI,
S/Sgt James T.LEE, Cpl John W. UTKEWICH Jr, Cpl Kurt D.MEYER,
Cpl Harry WILNER et deux techniciens civils : Arthur H.TOWLER
et Harry J.CONLEY.
A l'origine, ils furent inhumés au cimetière de
Crémieu.
Le 6 Novembre
1969 vers 14 heures, un avion de chasse à réaction
du type CF-104 appartenant au 441st Squadron de l'Air Force Canada,
s'écrase au sol sur le côté sud du Mont d'Annoisin,
lors d'un vol d'entraînement. L'appareil, piloté
par le lieutenant Roy FETCHYSHYN, de nationalité canadienne,
avait décollé de la base de Lahr en Allemagne Fédérale.
Le pilote qui a trouvé la mort dans cet accident est inhumé
au cimetière militaire canadien de Choloy, aux environs
de Nancy.
LA FERRIERE D'ALLEVARD
Plaque à la mémoire
d'un équipage de Beaufighter de l'USAAF qui s'est écrasé
dans le Massif des Sept Laux, le 3 Novembre 1944.
ocalisation Monument aux Morts dans le cimetière
de la localité.
Un Beaufighter
appartenant au 471st NF Squadron de la 12th Air Force de l'USAAF
assure une mission, le 3 Novembre 1944, entre le terrain de Dijon
et celui du Vallon à proximité de Salon de Provence.
Par mauvaises conditions météorologiques (tempête
de neige et brouillard) l'appareil s'écrase au sol dans
le Massif des Sept Laux sur la commune de La Ferrière
d'Allevard.
Les trois membres d'équipage trouvent la mort : 1st Lt
J.W. BERRYL, pilote, 2nd Lt R.L. RODGERS, radariste et S/Sgt
M.W. ANDERTON, passager.
LA SALETTE
Cimetière canadien des
victimes de l'accident du 13 Novembre 1950.
Localisation Au village de La Salette, près de Corps.
Vers 18
heures, le 13 Novembre 1950, le ciel est bouché et il
neige au-dessus de 2000 mètres sur les Alpes du Dauphiné
alors que le Douglas C-54B-16DC Skymaster, immatriculé
CF-EDN, appartenant à la compagnie Curtiss Reed Flying
Ltd, qui assure un vol entre Rome et Montréal, heurte
le sommet du Mont Obiou, près de Pellafol, à proximité
de Corps. L'appareil explose et projette des débris dans
la combe de la montagne, en face nord, jusqu'à plus de
un kilomètre du point d'impact.
Les sept membres d'équipage et quarante cinq passagers,
des pèlerins canadiens, trouvent la mort. Les circonstances
de cet accident restent assez mystérieuses.
LE VERSOUD
Stèle à la mémoire
de Monsieur Albert GIRARD-BLANC, à l'origine de la création
du terrain d'aviation du Versoud.
Localisation A l'entrée de l'aérodrome du
Versoud.
Albert GIRARD-BLANC
est né le 25 Novembre 1901 à Grenoble. Arrivé
à Lancey en 1933, venant de Domêne, il installe
son garage. Passionné d'aviation, il n'aura de cesse à
aménager un terrain d'aviation dans la plaine du Grésivaudan,
qui deviendra l'aérodrome du Versoud. La Médaille
de l'Aéronautique lui est attribuée en 1995, il
décède le 27 Septembre 2005.
LES AVENIERES
Square à la mémoire
d'Edouard et Bruno de FALETANS, inauguré le 14 Juillet
1988.
Localisation Place principale de la localité.
Edouard
de FALETANS est né le 13 Janvier 1914 à Lyon. Lieutenant
au 51ème RMIC, il trouve la mort le 3 Juin 1940 dans la
forêt de Willerwald en Alsace.
Bruno de FALETANS est né le 12 Juin 1917 à Bourgoin.
Capitaine à l'escadrille de chasse Normandie-Niemen, il
trouve la mort sur le front russe, le 30 Juin 1944, avec son
mécanicien russe le Lieutenant Sergueil ASTAKHOV.
MONTBONNOT
Stèle offerte par la
ville de Grenoble à l'Ecole des Pupilles de l'Air
Localisation Ecole des pupilles de l'Air à Montbonnot.
En 1941,
l'Ecole des Pupilles de l'Air était créée
à Grenoble, en 1986, elle se délocalisait dans
la banlieue nord de la ville. Le 5 Novembre 1998, inauguration
de la stèle offerte par la Ville de Grenoble en reconnaissance
à l'Ecole des Pupilles de l'Air et en hommage à
l'Armée de l'Air.
L'Ecole des Pupilles de l'Air porte le nom de Jacques LORENZI.
En 1944, cet élève, âgé de quinze
ans, décide de rejoindre, au cours d'une permission, un
groupe de combat de la Résistance. Il tombe sous les balles
allemandes, lors d'une mission de liaison, au cours de l'insurrection
de Paris le 23 Août 1944
MONTCEAU
Stèle commémorant
la première liaison aérienne régionale entre
Bron et Montceau, aux environs de Bourgoin.
Localisation
En bordure du parking, à proximité du cimetière.
Le 11 Février
1911, vers 11 heures, Albert KIMMERLING, chef-pilote de l'Ecole
Nationale d'Aviation de Bron, réalise le premier vol aérien
régional avec atterrissage sur un lieu défini à
l'avance. Parti de Bron sur un biplan Sommer, Albert KIMMERLING
se pose à proximité de la chapelle de Montceau,
à proximité de Bourgoin. Le lieu de l'atterrissage
lui avait été balisé par un feu de foin
mouillé qui dégageait une épaisse fumée
noire. Ce lieu était visible depuis Bron. Albert KIMMERLING
parcourt ce trajet de 40 kilomètres en 30 minutes.
Des témoins de ce vol ont confirmé que les hommes
qui travaillaient dans les champs se découvraient à
la vue d'un engin qu'ils voyaient pour la première fois
dans les airs.
MOISSIEU SUR DOLON
Stèle en mémoire des parachutages alliés
sur le terrain clandestin " Tanit ".
Localisation Dans la plaine de Bièvre au sud de
la localité.
L'action
des résistants, du Groupe " Jockey " fondé
par le Commandant Cammaerts, avait pour mission la récupération
et l'acheminement de l'aide alliée en armes, munitions,
explosifs et matériels divers à destination de
la Résistance. Les sites initiaux de parachutage de Beaurepaire
et de Marcolin ayant été " brulés ",
c'est vers le terrain " Tanit " à Moissieu sur
Dolon qu'eurent lieu une quinzaine de fois des opérations
de parachutage. Malheureusement, le 10 Juin 1944, un jeune radio
anglais, Ernest Gardner, devait trouver la mort, son parachute
ne s'étant pas ouvert. Il est inhumé au cimetière
de Beaurepaire.
MONTFERRAT
Monument et nom d'une place
à la mémoire de Célestin Adolphe PEGOUD,
originaire de la localité. Plaque commémorative
sur la façade de sa maison natale. Dans les locaux de
la mairie de Montferrat, un petit musée à la gloire
du Premier Acrobate Aérien.
Localisation Dans la localité de Montferrat, un
premier monument élevé à la mémoire
de PEGOUD a été remplacé par un nouveau
monument, à proximité de l'église, lors
de la célébration du Centenaire de ce pilote en
1989.
Célestin Adolphe PEGOUD est né
le 13 Juin 1889, au hameau du Griffon, sur la commune de Montferrat.
Issu d'une modeste famille d'agriculteurs, il doit aller travailler
comme apprenti boucher. Il 'monte' à Paris où il
vit de petits métiers avant de s'engager dans l'armée
pour cinq ans. Affecté au 5ème Régiment
de chasseurs d'Afrique à Alger, il rejoint le Maroc le
15 Mai 1908. De retour en France, il effectue un stage à
l'Ecole de Cavalerie de Saumur et rejoint le 3ème Régiment
d'Artillerie coloniale à Toulon où il est promu
brigadier le 25 Septembre 1909. Il fait connaissance du Capitaine
Carlin, passionné d'aviation, qui le fait muter à
l'Ecole d'Aviation de Satory en Octobre 1911 où il sera
nommé aide-mécanicien.
Adolphe
PEGOUD quitte l'armée le 8 Février 1913, mais il
rêve de devenir pilote. Il obtient son brevet de pilote
à l'Ecole Nationale d'Aviation de Bron, le 7 Mars 1913
avec le n° 1243. Le 9 Mars 1913, il est embauché comme
troisième mécanicien chez Blériot à
Buc.
Le 19 Août 1913, à l'aérodrome
de Chateaufort, près de Versailles, malgré l'interdiction
des autorités civiles, PEGOUD s'envole. A 250 mètres
d'altitude, il abandonne l'avion et saute en parachute. Dans
sa descente, il observe son avion débarrassé de
son pilote, faire de curieuses figures. De cette observation
nait l'idée du vol la tête en bas et du looping.
Le 21 Septembre 1913, après avoir modifié son Blériot,
PEGOUD réussit à 'boucler la boucle'. C'était
son premier looping contrôlé.
Rappelé sous les drapeaux, le 1er Août 1914, PEGOUD
est affecté au Groupe d'Aviation à Reims. Le 2
Septembre, il obtient sa première citation à l'ordre
de l'armée et sa promotion au grade de sergent. Il participe
à de nombreuses missions spéciales avant d'être
promu adjudant et de recevoir la Médaille Militaire, le
17 Février 1915, après un combat où il abat
deux avions ennemis.
Consacré As de guerre avec six victoires
en Avril 1915, il est muté à l'escadrille MS 49,
près de Belfort. Ses prouesses lui valent d'être
nommé sous-lieutenant le 15 Juillet 1915, et d'être
nommé Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 Août
1915.
Il trouve la mort en combat aérien, le 31 Août 1915,
à proximité du village de Petit-Croix, aux environs
de Belfort. Célestin Adolphe PEGOUD est inhumé
au cimetière de Montparnasse à Paris.
PANOSSAS
Stèle à la mémoire
de quatre aviateurs militaires français dont l'appareil
s'est ecrasé le 3 Septembre 1941.
Localisation A proximité du hameau de Maupertuis.
Le 3 Septembre
1941, vers 10heures 30, par une brume épaisse, le Caudron
Goéland C 445-1, immatriculé F-BAAZ, appartenant
aux Services Civils des Liaisons Aériennes s'écrase
au sol au lieu dit 'Maupertuis' sur la commune de Panossas, lors
d'un vol de liaison entre Marignane et Ambérieu en Bugey.
Les deux membres d'équipage : Maurice PICHON, pilote et
Etienne CAZENAVE, radio, tous deus personnels d'Air France, trouvent
la mort, ainsi que les deux passagers : Commandant FESNEAU et
Capitaine de LONGUEVIALLE de l'Etat-Major de la 4ème Région
Aérienne.
RIVIER D'ALLEMOND
Sépultures des sept
membres d'équipage, de l'Air Chief Marshall Sir LEIGH-MALLORY
et de son épouse qui ont trouvé la mort lors de
la chute de leur appareil dans le Massif des Sept Laux., le 14
Novembre1944.
Localisation
Les tombes sont dans le cimetière de la localité.
Sur le lieu du crash, une plaque commémorative. Dans le
village, un petit musée retrace les circonstances de l'accident.
L'Avro York,
serial MW-126 appartenant au 511st Squadron de la Royal Air Force,
assure un vol de liaison entre l'Angleterre et l'Inde. Lors
de son survol de la France, le 14 Novembre 1944, par mauvaises
conditions météorologiques, l'appareil est porté
disparu.
Ce n'est qu'au printemps de 1945, à la fonte des neiges,
que l'appareil est retrouvé dans le Massif des Sept Laux
sur la commune du Rivier d'Allemond.
Les
dix occupants de l'appareil ont trouvé la mort : Squadron
Leader Charles Gordon Drake LANCASTER, pilote, F/L Peter CHINN,
co-pilote, F/L Keith Allan MOORING, navigateur, F/L John Austral
CASEY, radio, F/O Alfred John ENSER, mécanicien, Cpl John
Eliis Morton BURGESS, mécanicien, Leading Aircraft John
Chalmers BURNETT et Sgt Harold John CHANDLER et les deux passagers
: Air Chief Marshall Sir Trafford LEIGH-MALLORY et son épouse
Lady Doris Jean LEIGH-MALLORY.
Le 15 Juin 1945, ces malheureuses victimes sont inhumées
au cimetière du Rivier d'Allemond
SALAISE SUR SANNE
Médaillon
en bronze à la mémoire d'Avit Pierre NICOLAS, pilote
d'essais, originaire de la localité.
Localisation Une Association de fidélité
à sa mémoire a fait apposer un médaillon
sur la façade de sa maison natale qui se situait à
l'emplacement de l'actuel Hôtel de Ville. En 2007, ce médaillon
est incorporé dans une stèle située devant
l'Hôtel de Ville.
Avit Pierre NICOLAS est né le 5 Mars
1907 à Salaise sur Sanne, où son père est
receveur des postes. Il fréquente l'école communale,
puis il poursuit ses études à Beaurepaire et à
Voiron pour terminer à Cluny à l'Ecole des Arts
et Métiers. Il obtient une bourse pour l'Ecole de pilotage
de Bourges. Avit NICOLAS effectue son service militaire au 35ème
Régiment d'Aviation à Bron, et après un
stage à Avord, il termine sous-lieutenant.
Il
passe le concours d'ingénieur adjoint des travaux de l'aéronautique,
et se classe premier. Il est alors attaché au Centre d'Essais
de Villacoublay. En Juin 1937, il est nommé ingénieur
des travaux de l'aéronautique de l'Etat. En Mai 1938,
il se voit décerner à la Sorbonne, le diplôme
de vermeil des hommes de courage.
Le
25 Juin 1938, en essayant un planeur polonais prototype, il trouve
la mort. Avit Pierre NICOLAS comptait alors 100 heures de vol
sur avion prototype dont 60 heures de vol de nuit et 130 heures
sur planeur. Il avait mis au point 14 avions militaires, 8 avions
de transport, 5 avions de tourisme, 7 avions étrangers
et 4 planeurs.
La rue principale de Salaise sur Sanne est dénommées
Avit NICOLAS.
Le 25 juin 2007, une nouvelle stèle est inaugurée
sur le mail piétonnier
SAINT ANTOINE L'ABBAYE
Plaque sur la façade
de la maison natale d'Hector GARAUD. La municipalité de
Saint Antoine l'Abbaye a honoré sa mémoire en donnant
son nom à la rue principale de la localité.
Localisation Dans la rue principale dénommée
Hector GARAUD.
Hector GARAUD
est né à Saint Antoine l'Abbaye, le 27 Août
1897. Le 12 Juillet 1915, à peine sorti du collège,
il s'engage au 2ème Groupe d'Aviation à Bron. Après
ses classes, il est affecté comme canonnier à l'escadrille
V 397. Le 18 Juin 1916, lors d'un vol d'entraînement, il
entre en collision avec un autre appareil, mais les deux pilotes
sont indemnes. En date du 26 Mars 1918, une citation à
l'ordre de l'Armée précise : " Pilote de chasse
hors pair. A abattu onze avions ennemis. A été
grièvement blessé après avoir abattu son
douzième appareil. AS de guerre ".
Après l'Armistice, l'Adjudant GARAUD quitte l'armée
pour entrer dans l'industrie. Il reprit du service, en septembre
1939, en tant que Commandant. Hector GARAUD trouve la mort dans
la région de Montpellier, le 2 Avril 1940, en essayant
un appareil.
SAINT GEORGES D' ESPERANCHE
Monuments commémorant l'équipage d'un appareil
de la Royal Air Force qui s'est écrasé dans la
nuit du 16 au 17 Septembre 1943.
Localisation Un premier monument inauguré en 1945
sur la place devant la mairie. Inauguration en 1993 d'un autre
monument sur le lieu du crash au lieu dit " Le Revoireau
".
Halifax
II, codé NP-K, serial JN-904, appartenant au 158th Squadron
de la Royal Air Force décolle de la base anglaise de Lissett
dans la soirée du 16 Septembre 1943 pour une mission de
bombardement sur les installations ferroviaires de Modane en
Savoie. Dans la nuit, l'appareil s'écrase au sol au lieu
dit " Le Revoireau " sur la commune de Saint George
d'Espéranche.
A bord de l'appareil : Sgt E. LE HURAY, pilote, Sgt E.G. SHAW,
navigateur, Sgt H. PENNELL, mécanicien, Sgt C.A. BUDD,
radio, Sgt T.A. ROBERTS, bombardier, Sgt V.G.E. BRIANT, mitrailleur
et Sgt A.V.M. BARRON, mitrailleur. Ces sept aviateurs sont inhumés
au cimetière militaire de La Doua à Villeurbanne.
SAINT MAURICE L'EXIL
Plaque sur la concession funéraire
de la famille du Sergent Roger GEOFFRAY. Une rue de la localité
porte son nom.
Le Sergent
Robert GEOFFRAY, pilote de chasse au Groupe Normandie-Niemen,
a trouvé la mort en service aérien commandé
au Cap de l'Aiguille (Algérie), le 23 Février 1953,
à l'âge de 21 ans.
Composition
: Paul MATHEVET. Scan : Gérard BREDILLET
Lieux de Mémoire de l'Aéronautique dans la Isère
© ARSA /Vieilles Tiges 04/2007 |