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L 'UVRE FECONDE ET MULTIPLE DE MARCEL
DASSAULT |
par Henry BEAUBOIS
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Un beau jour, lors d'une récréation dans la cour
de l'Ecole, l'étudiant Marcel vit pour la première
fois évoluer au-dessus de Paris un aéroplane. Cela
se passait le 18 octobre 1909, quand le comte de Lambert, pilotant
un biplan Astra-Wright, vint survoler avant tout autre notre
capitale. . Le jour de la distribution des diplômes de
l'Ecole, Marcel Dassault reçut son parchemin d'ingénieur
électricien des mains du constructeur
Louis Breguet lui-même. Il avait alors 19 ans |
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1916
-Georges Guynemer devant son Spad XIII équipé de
l'hélice " Eclair " (Arch. M.D.-BA) |
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et il était loin de penser qu'un jour il deviendrait le
principal actionnaire de la Société Breguet-Aviation
qui devait fusionner avec la firme des avions Marcel Dassault
en 1973.
A la sortie de l'Ecole Breguet, Marcel Dassault, conquis par
la technique aéronautique, décide en 1911 d'entrer
à l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique,
la fameuse " Sup Aéro" qu'avait fondée
deux ans plus tôt le colonel Roche, chef de bataillon du
Génie en retraite pour la formation des ingénieurs
militaires et civils de l'air. En 1913, après une année
d'études, il sort de cette école avec le titre
envié d'ingénieur aéronaute.
Le temps du service militaire étant venu, Marcel Dassault
- comme les anciens élèves de " Sup Aéro"
qui entraient de droit dans les régiments d'aviation -
pensait pouvoir par une étude approfondie des prototypes
militaires compléter l'enseignement technique reçu
à l'Ecole. De fait, il fut détaché au Laboratoire
d'Aéronautique de Chalais-Meudon que dirigeait son ancien
professeur le commandant Dorand, dont les collaborateurs - tous
officiers - étudiaient les diverses techniques intéressant
l'aéronautique.
C'est alors qu'éclata la guerre. A la demande du capitaine
Etévé, chargé des Caudron au service des
fabrications de l'aviation pour mettre au point les liasses de
dessins et coordonner la fabrication des G-3 répartie
dans quatre usines, fut agréé le nom de l'ami de
Marcel Dassault, Henry Potez, qui était sorti de "
Sup Aéro" un an avant lui et qui était lui
aussi incorporé au Laboratoire d'Aéronautique.
Ainsi se cimenta une amitié que les ans n'ont pu altérer.
Tous deux n'avaient alors qu'un modeste grade de caporal.
Une hélice réussie allait marquer les débuts
de Marcel Dassault dans l'avionnerie. Convaincu que le propulseur
du G-3 n'avait qu'une efficacité moyenne il dessina, en
1915, une première hélice, qu'un ébéniste
se chargea de fabriquer pour la somme de 150 francs. Son rendement
se révéla si satisfaisant que l'administration
officielle passa une première commande de cinquante hélices
pour les Caudron G-3 à moteur Clerget 80 ch. Henry Potez
quittant sans regrets le bureau d'études des usines vint
lui assurer son concours et c'est ainsi qu'une coopération
des deux amis donna naissance à la dénomination
" hélice Eclair ". C'est l'une d'elles qui fut
montée sur le Spad XIII " Vieux Charles " de
Guynemer qui, depuis 1967, se trouve exposé à l'Ecole
de l'Air de Salon-de- Provence. |
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Dernière mise à jour le 15 août 2003 |
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